[MàJ/PBE] Présentation détaillée de la refonte de Taric, bouclier de Valoran

[MàJ/PBE] Présentation détaillée de la refonte de Taric, bouclier de Valoran
MàJ 19/04 : Ajout du spotlight officiel
La refonte de Taric vient de faire son apparition sur le PBE et on a donc plus de détails sur les chiffres et le fonctionnement du personnage. Découvrez tout cela, en détails, dans cet article !

 

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SOMMAIRE

1. ICÔNES / LORE2. STATISTIQUES / CAPACITÉS3. SKINS4. SPOTLIGHT / VOIX

Icônes

          
De gauche à droite : Passif, A, Z, E, R
 

Lore

''Les meilleures armes sont magnifiques.''

Taric est la Manifestation du Protecteur, doté d’un incroyable pouvoir en tant que gardien de la vie, de l’amour et de la beauté sur Runeterra. Couvert d’opprobre pour avoir abandonné son devoir et exilé de sa terre natale de Demacia, Taric a entrepris l’ascension du Mont Targon en quête de rédemption et s’est découvert une mission supérieure au sein des étoiles. Imprégné de la force antique de Targon, le Bouclier de Valoran monte désormais constamment la garde contre la corruption insidieuse du Néant.

Destiné à servir en tant que fidèle défenseur de Demacia, la vie de Taric devait être un modèle de dévouement infaillible et désintéressé aux idéaux du roi et du pays. Bien qu’il se soit toujours considéré comme un protecteur, il n’a jamais souhaité limiter ou définir ce qu’il devait protéger, que ce soit un idéal, une œuvre d’art ou la vie d’un étranger. Toutes ces choses avaient pour lui autant de valeur. Toutes ces choses recelaient de la beauté.

La plupart des contemporains de Taric se focalisaient sur les principes martiaux appliqués sur un champ de bataille (des principes qui lui venaient sans efforts et qui lui semblaient aller de soi). Ce jeune guerrier, quant à lui, se trouva attiré par les merveilles fragiles qui donnent un sens à la vie, et non par les affrontements brutaux au nom d’un drapeau ou d’une couronne.

Il s’agissait là d’une philosophie potentiellement séditieuse, en particulier pour quelqu’un possédant la stature et le poste de Taric au sein de la hiérarchie militaire de Demacia, mais il choisit de se consacrer à la compréhension des vérités simples que sont l’amour, la beauté et la vie, afin de devenir leur champion. Admiré de tous, Taric savait employer son charme et sa compassion pour désarmer ses adversaires et surmonter la plupart des obstacles. Dans les rares cas où cette approche ne fonctionnait pas, il pouvait compter sur ses talents avec un marteau et une épée pour triompher.

À mesure que sa quête de compréhension devenait plus vaste, Taric commença à s’absenter des entraînements au combat pour aller flâner dans les bois en espérant apercevoir un animal rare, à négliger les exercices de parade pour aller s’asseoir dans une taverne et écouter la ballade envoûtant d’un barde, et à manquer les réunions du régiment pour chevaucher à travers la campagne et observer le manteau argenté de la nuit recouvrir le ciel. Il savait qu’à sa propre manière, il s’entraînait de façon tout aussi sérieuse que ses camarades demaciens, mais ses supérieurs ne l’entendaient pas de cette oreille.

La nature désinvolte de Taric, son mépris des ordres et son manque d’intérêt pour la cause patriotique finirent par le mettre en porte-à-faux vis-à-vis de tous ceux qui représentaient l’autorité : sa famille, son roi, et plus particulièrement son ami de toujours, Garen. Alors que les gens du commun voyaient en lui une charmante canaille, Garen le reconnut pour ce qu’il était vraiment : un homme doté du potentiel pour devenir l’un des plus grands héros de Demacia. Le fait que Taric semble ainsi dédaigner sa destinée ainsi que sa patrie le faisait bouillonner de rage.

En définitive, même son ancien ami ne fut plus en mesure de le protéger, et la carrière militaire de Taric commença à s’effondrer. Rétrogradé continuellement, il s’éloigna toujours plus du cœur de Demacia, jusqu’à se retrouver finalement à la tête d’une petite escouade de recrues subalternes chargées de monter la garde dans une forteresse en ruine sans intérêt, loin dans les contrées sauvages proches de la frontière. Après des semaines à se tenir sous la pluie et dans la boue comme on le leur avait ordonné, et en l’absence de toute menace apparente, Taric décida de laisser ses hommes dormir pendant qu’il irait admirer l’architecture cyclopéenne d’un temple tout proche.
Lorsque le jour illumina les cloîtres démesurés du temple, Taric décida finalement de revenir sur ses pas et d’aller retrouver ses hommes. Il fut accueilli par une scène de carnage. Ses troupes avaient été massacrées dans leur sommeil, leur corps portant les marques infâmes des monstrueux prédateurs du Néant.

Taric avait abandonné ses hommes, trahi son pays et, pire que tout, failli à sa mission de protéger la vie.

De retour à Demacia, couvert de honte, Taric fut déchu de son rang et condamné par Garen à subir l’épreuve de la « Couronne de Pierre », une cérémonie demandant à un soldat déshonoré de gravir le Mont Targon, ce qui équivalait à une peine de mort, car peu de mortels avaient survécu à l’ascension.

Même si la Couronne de Pierre était traditionnellement un moyen pour les disgraciés de fuir Demacia et de reconstruire leur vie dans l’exil, Taric décida de se racheter pour son erreur et se mit en route vers le pic colossal du Mont Targon.

L’ascension faillit venir à bout de lui, corps et âme, à de multiples reprises, mais Taric surmonta sa douleur, les souvenirs de son erreur, les fantômes de ses hommes tués et plusieurs autres épreuves que lui infligea la montagne.

Alors qu’il approchait du sommet, Taric dut affronter une myriade apparemment infinie de réalités conflictuelles. Chaque existence déformée lui offrait une nouvelle vision d’horreur. Il fit l’expérience du sort qui attendait ceux qui n’avaient personne pour les protéger en temps de crise. Il vit la Bibliothèque d’Alabaster engouffrée dans les flammes, mais il se précipita tout de même dans le brasier pour sauver les poèmes de Tung. Il hurla de rage en voyant les Gardiens du givre chasser le dernier rêvecerf jusqu’à le précipiter du haut d’une falaise, puis se jeta dans le vide dans une tentative désespérée pour le sauver. Devant les portes noires de Noxus, Taric tomba à genoux en voyant le corps brisé de Garen suspendu à des chaînes en guise d’avertissement. L’armée tout entière de Noxus se tenait devant lui, le séparant de son ami. Mais sans la moindre hésitation, Taric leva son bouclier et repoussa tous ses ennemis. Récupérant le corps de Garen, le jeune guerrier marcha vers Demacia en portant le lourd fardeau sur ses épaules, conscient que son retour signifierait sa mise à mort. Tout en marchant, Taric leva les yeux vers le ciel… et soudain, les champs ensanglantés de Noxus cédèrent la place au poudroiement d’étoiles qui parsemaient le firmament au-dessus du Mont Targon.

Ses épreuves terminées, libéré de l’illusion, Taric se retrouva au sommet de la montagne, mais il n’était pas seul.

Devant lui, se découpant du ciel nocturne lui-même, se tenait une apparition revêtant la forme d’un homme. Ses traits étaient composés par la lueur des étoiles et Taric fut frappé tant la nature de cet être lui semblait familière.

Sa voix lui parla en un millier de murmures qui transpercèrent Taric comme le vent des montagnes. Il n’entendit aucun mot identifiable en tant que tel, mais il comprit les intentions de cet être sans l’ombre d’un doute.

Il se faisait appeler « Le Protecteur ».

Impressionnée par la résolution inébranlable de Taric, cette entité d’un autre monde avait jugé le héros demacien déchu digne d’être son avatar et l’avait imprégné de ses pouvoirs éthérés. Le Protecteur parlait de vérités que Taric avait connues toute sa vie durant, et du rôle pour lequel il s’était préparé sans le savoir au travers de chacune des décisions qui l’avaient finalement mené au sommet de la montagne.

Lorsque les murmures du Protecteur s’évanouirent, Taric reçut un dernier avertissement : il deviendrait le Bouclier de Valoran, mais il allait devoir faire face à toute une vague de démence hurlante, à un océan de crocs affamés bien décidés à tout consumer, à toute l’horreur sordide issue du Néant.

Suite à cette renaissance, désormais maître de nouveaux pouvoirs et doté d’un nouveau but, Taric accepta volontiers cette tâche apparemment insurmontable. Il se consacre à présent à son devoir : être le gardien indéfectible de tout un monde.

LE VISITEUR INDÉSIRABLE

 
J’observe ce champ autrefois verdoyant, désormais défiguré par le piétinement de la bataille.

Les pertes en vies humaines vont être immenses, mais je ne peux pas sauver ceux qui se précipitent vers leur propre destruction. Tous ces fils, ces pères, toutes ces vies gâchées, leur avenir perdu. Les Demaciens et les Noxiens, toujours à s’entre-déchirer, attirés les uns vers les autres par quelque chose de bien laid, bien en-dessous d’eux.

Il y a ici de nombreux combattants qui luttent pour leurs idéaux, et ils sont tous sur mon chemin, à se massacrer presque joyeusement sur ce petit bout de terrain, sans se rendre compte de son importance. Deux armées entrelacées, entièrement absorbées par leur danse mortelle.

Je pourrais essayer de les raisonner, leur demander d’aller se battre ailleurs, mais pour mes anciens compatriotes, je suis devenu un mélange de traître et de dieu vengeur. Quant aux Noxiens… eh bien, disons que la patience n’a jamais été leur fort.

Mes armes habituelles, l’intelligence, le charme et la sympathie, sont parfaitement inutiles dans ce chaudron de désespoir. Je me contente donc de repousser ceux qui veulent me ralentir et de briser ceux qui veulent m’arrêter. Alors que je m’approche de mon but, tout l’éventail des horreurs que l’on peut infliger à autrui se déploie sous mes yeux tandis que la bataille fait rage.

Là, au centre de la fureur tourbillonnante des combats, un éclat de couleur m’appelle : une forme de vie délicate, sur le point d’être annihilée par le piétinement de ces bottes couvertes de boue et de sang. Se dressant fièrement, intacte au milieu de toutes ces brutes en armure qui trépignent tout autour, sa beauté résonne comme la note pure d’une clochette de cristal. Il s’agit de la dernière fleur de son espèce. Si elle meurt, plus aucune fleur similaire ne verra le jour. Je ne peux pas permettre qu’elle soit détruite.

Les deux commandants ennemis interrompent leur combat à mon approche, moi, le visiteur indésirable qui fait irruption alors qu’ils vivent leurs derniers instants. Ils se tournent vers moi, soudain alliés dans leur outrage face à mon intrusion.

Je me tiens sous les yeux des deux armées, comme si j’invitais chacun des deux camps à m’accorder la froide étreinte de la mort. Mais contrairement à ceux qui s’approchent maintenant de moi avec précaution, l’épée tremblante, je sais pourquoi je me bats.


 


Amendair - 2016-04-19 12:32:56

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