Découvrez la méta actuelle des LCS : League of Legends

Découvrez la méta actuelle des LCS : League of Legends
Nous y sommes. Après deux mois, quatre patchs et neuf semaines de compétition, la saison régulière du segment de printemps des League Championship Series est parvenue à son terme. Après être revenu sur les différentes équipes en compétition la semaine dernière, il est temps de voir comment le jeu lui-même a évolué au cours de ce début de saison en compétitif. Entre stratégies communes aux deux bords de l'Atlantique, nouveaux champions et anciens héros craints de tous, que s'est-il passé en LCS depuis janvier ?

Comme chaque année, la méta des LCS est critiquée par une partie des fans. Cette saison, trois reproches majeurs sont revenus dans la bouche de beaucoup d'observateurs : les matchs seraient trop courts, les temps de mort trop longs et la partie pourrait basculer à n'importe quel moment. Dans les faits, la situation est un peu plus nuancée. Au début du segment, les affrontements ont effectivement été très courts, même en tenant compte des pires stomps (victoires écrasantes) – nous avons tous en mémoire la destruction de Team Impulse par Immortals en première semaine – mais ce n'est plus le cas depuis quelques patchs déjà. Sur l'ensemble de la saison, les parties ont duré environ 35 minutes en moyenne, LCS NA et EU confondus. Pas vraiment plus qu'en 2015 donc. En revanche, il est vrai que l'association de tourelles peu résistantes et de temps de mort assez étendus après la demi-heure de jeu facilite grandement la victoire de l'équipe qui parvient à remporter un combat décisif. Difficile de savoir si cet aspect du jeu va évoluer d'ici à l'été, mais il est tout de même important de noter que malgré la peur qu'il engendre parfois chez les équipes, ce paramètre permet aussi l'exécution de tactiques de toute beauté et des combats très tendus.

 

ET 1, ET 2, ET 3, ZÉROS !

Autre stratégie très à la mode partout dans le monde cette saison, le « 3 contre 0 » est une quasi-constante des débuts de matchs de haut niveau, notamment dans les deux LCS. Après un échange de voies entre toplaners et duo de la voie du bas de la part d'une des équipes, le toplaner rejoint ses coéquipiers pour faire rapidement tomber une première tourelle, tandis que les adversaires font exactement la même chose à l'opposé de la carte. Sur ce point également, le public s'est montré partagé et les débats ont parfois été houleux entre partisans d'un jeu extrêmement tactique et amateurs d'affrontements directs qui regrettent l'absence de duels mano a mano. D'un côté, il est certain qu'une répartition classique des voies rend possible des exploits individuels plus impressionnants et un début de partie plus dynamique. L'exemple parfait cette saison reste le deuxième match entre Cloud 9 et Immortals en cinquième semaine des LCS NA, une perle à voir absolument si ce n'est pas déjà fait.


 
D'un autre côté, comme l'a notamment souligné sur Twitter, le 13 mars 2016, le commentateur et propriétaire de Renegades Christopher « MonteCristo » Mykles, les échanges de voies sont « l'un des aspects stratégiques les plus complexes de League of Legends », puisqu'ils permettent après une phase un peu monotone d'ouvrir très largement les possibilités tactiques offertes aux équipes. Surtout, cette manière d'éviter des match-up défavorables en début de partie accroît fortement le nombre de champions jouables en compétitif d'après MonteCristo. Ce dernier affirme même que « si les voies classiques » étaient la norme, « on ne pourrait » jouer des champions plus faibles en début de partie et que cela « détruirait la variété des champions jouables de la façon la plus terrible qu'il soit possible d'imaginer ».
 

DES CHAMPIONS TRÈS VARIÉS

Sans aller jusque-là, force est de constater que les équipes ont joué des personnages très divers au cours des deux derniers mois. En 90 matchs de LCS, les européens ont sorti 70 combattants différents, tandis que les LCS NA ont fait légèrement mieux avec 72. La voie du haut et celle du milieu sont d'ailleurs les plus hétéroclites de part et d'autre de l'Atlantique, ce qui montre à la fois que les changements de voies favorisent effectivement la diversité, mais aussi que celle-ci peut exister sans, notamment au centre de la carte.


 

LES FAVORIS DE LA FAILLE

On retrouve tout de même des champions beaucoup plus joués que les autres, comme toujours.
 
Lucian est ainsi tout simplement le champion le plus joué en LCS, les deux régions confondues. Choisi 56 fois en Europe et 54 en Amérique du Nord, le carry AD est le véritable pilier de la voie du bas. Il offre aux joueurs des dégâts constants honorables, notamment grâce à la double attaque de son passif, une mobilité correcte et peut aussi bien se reposer sur ses sorts que sur ses attaques de base. Un champion complet et équilibré donc, ce qui l'aide à rester un choix prioritaire malgré les divers nerfs subis depuis sa sortie. Pourtant, le Purificateur n'est visiblement pas considéré comme trop puissant puisqu'il n'est pratiquement jamais banni par les structures présentes en LCS. À l'instar de Thresh pour les supports, Lucian s'est donc imposé comme un champion polyvalent, qui s'adapte bien à n'importe quelle composition d'équipe sans pour autant créer une pression insupportable. On peut donc s'attendre à le voir tout autant cet été.
 
Alistar se retrouve souvent aux côtés de l'homme aux pistolets sur la voie du bas. Support le plus joué de part et d'autre de l'Atlantique, il est aussi le champion uniquement joué à ce rôle le plus banni des LCS. C'est particulièrement vrai en Europe, où il a été interdit à 32 reprises, ce qui en fait le quatrième champion le plus banni du segment. Pourtant la vachette la plus résistante du monde n'a gagné que la moitié de ses matchs européens et à peine 42% de ses apparitions nord-américaines ont été couronnées de victoires. Pourquoi est-il alors aussi présent sur le devant de la scène ? Comme Lucian, le minotaure s'intègre aisément à des compositions très différentes.
 
C'est sans doute là qu'est le principal enseignement du segment de printemps. En dehors de quelques champions en attente de nerfs sur un patch donné, le choix du personnage ne se fait plus vraiment en raison de ses qualités individuelles mais au contraire est fonction de ce qu'il peut apporter à la stratégie adoptée par l'équipe pour le match. Forcément, il faut alors des personnages polyvalents, capables de bien se débrouiller sans pour autant dévoiler dès leur sélection la tactique pensée par l’entraîneur pour ses joueurs. C'est pour la même raison que les champions capables d'être joués à plusieurs postes sont aussi populaires.
 
Nidalee profite à plein de la situation. La chasseresse bestiale se plaît évidemment dans les équipes axées sur le poke, mais elle est tout aussi capable de s'attaquer à des cibles isolées dans la jungle ou de pousser rapidement les minions sur les voies latérales. Elle a tout de même besoin de voies qui prennent l'avantage, ou au moins ne perdent pas, pour atteindre tranquillement son premier pic de puissance sans s'inquiéter pour ses coéquipiers. Ce qui tombe bien, puisque l'absence d'affrontements sur les voies dans la méta actuelle lui épargne ce problème. On comprend donc aisément que les junglers des LCS aient joué Nidalee fréquemment, surtout en deuxième partie de saison, et qu'elle soit le troisième champion le plus banni en LCS NA.
 

LE PETIT NOUVEAU

Des personnages nombreux et souvent flexibles, des héros polyvalents confortablement installés au top des sélections, tout ça c'est bien beau mais le petit dernier des champions de League of Legends est bien décidé à bousculer la hiérarchie.
 
Jhin, sorti lors du patch 6.2 pour les joueurs réguliers et rendu disponible en compétitif à partir de la cinquième semaine des LCS, a mis quelque temps avant d'être appréhendé par les joueurs professionnels, mais a tout de même été sorti cinq fois en Europe et à dix reprises en Amérique du Nord au cours des dernières semaines. Il est encore difficile d'évaluer son efficacité réelle au vu du peu de matchs qu'il a joué de par le monde, mais une chose est sûre, il fait des dégâts. Sa capacité à accumuler de l'AD de manière quasi-infinie et ses nombreux contrôles de foule pour un carry AD ont surpris un certain nombre d'adversaires visiblement pas assez préparés. Martin « Rekkles » Larsson en LCS EU et Zachary « Sneaky » Scuderi en particulier déclarent volontiers croire au potentiel du champion et le jouent à merveille !
 

 
La méta va-t-elle de nouveau évoluer d'ici aux play-offs ou faudra-t-il attendre l'été ? Dans tous les cas, n'hésitez pas à nous dire dans les commentaires si l'actuelle vous convient et quelles sont vos prédictions pour les futures métas compétitives !


Source : LCS, QUELLE MÉTA, QUELS CHAMPIONS ?
Par : Samuel Zralos


Amendair - 2016-03-31 16:06:28

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