TSM, leur jeu d'équipe viendra-t-il à bout du MSI ?

TSM, leur jeu d'équipe viendra-t-il à bout du MSI ?
Team SoloMid ne tourne plus exclusivement autour de Soren « Bjergsen » Bjerg. L'équipe se préoccupait autrefois essentiellement de tirer les marrons du feu pour le joueur de la voie du milieu, mais elle a su évoluer vers un jeu nettement plus collectif. Un jeu dans lequel les cinq coéquipiers sont capables d'œuvrer à la victoire de leur équipe.

Choix et bans : TSM et le jeu d'équipe au MSI (Source)

Team SoloMid ne tourne plus exclusivement autour de Soren « Bjergsen » Bjerg. L'équipe se préoccupait autrefois essentiellement de tirer les marrons du feu pour le joueur de la voie du milieu, mais elle a su évoluer vers un jeu nettement plus collectif. Un jeu dans lequel les cinq coéquipiers sont capables d'œuvrer à la victoire de leur équipe.

En route vers le Mid-Season Invitational, TSM apparaît sans cesse davantage comme la plus puissante équipe que l'Amérique du Nord ait connue. Comme elle dispose d'un large éventail de stratégies et de compositions, elle n'est pas facile à embarrasser pendant la phase de choix et de bannissement.

Alors, que peuvent faire les équipe du MSI ?
 

Le plus fort des carry


Allons droit au but. Bjergsen est le meilleur midlaner d'Amérique du Nord et l'un des plus ardus à contrer sur la voie du milieu et pendant la phase de sélection. Bien sûr, vous pouvez bannir son Zed, souvent impérial, mais il peut jouer à haut niveau avec bien d'autres champions. Keane a fait connaître Urgot à l'Amérique du Nord, et une semaine plus tard c'est Bjergsen qui rendait célèbre la Fierté du bourreau.

Le mieux que de nombreux midlaners puissent espérer est de contenir le MVP du segment de printemps NA. Mais au MSI, la compétition sera rude pour ce joueur d'exception. Même ses assassins redoutés comme Zed et Ahri ne poseront pas une menace insurmontable à des adversaires comme Urgot et Cho'gath fracassant tout au milieu de la carte.

Bjergsen est un cas intéressant. Il est brillant avec tant de champions différents et il s'adapte si vite aux nouvelles metas qu'il est impossible de le gêner vraiment pendant la phase de bannissement. Au cours de cette seule saison, il a joué neuf champions différents et a su gagner avec huit d'entre eux. C'est réellement le meilleur joueur de TSM, et gâcher des bannissements pour lui barrer la route est presque inutile. En fait, il est probablement plus efficace de s'en prendre à ses coéquipiers pour les empêcher de le soutenir au point de le rendre incontrôlable.
 

Le nouveau


Tout nouveau membre de TSM, le jungler Lucas « Santorin » Larsen est probablement le joueur à cibler en premier pendant les bannissements. Il a gagné le titre de Rookie of the Split pendant la saison régulière en jouant des junglers carrys comme Nidalee et Vi, et il a sa carte de membre du fan-club nord-américain de Rek'Sai. TSM peut toujours compter sur lui pour mettre la pression sur la voie du milieu et aider Bjergsen à carry la partie.

À l'apparition du Titan cendré, Santorin a découvert Gragas et Sejuani. Capables d'une forte pression en début de partie et d'ultimes surpuissants susceptibles de changer le cours d'une partie, le bibendum et la dame au sanglier semblent parfaits pour le jungler danois. Il a su porter les combats d'équipes déjà très honorables de TSM à un niveau bien supérieur, ce qui leur offre de nouvelles options d'engagement et de désengagement.

Des deux, Gragas est sans doute celui que les équipes adverses devraient choisir ou bannir en priorité. Avec un KDA de 12,5 sur quatre parties durant les play-offs grâce à l'Agitateur, le jeu de Santorin pendant l'après-saison a montré qu'il mûrissait en stratège fiable. Il ne se contente plus de camper sur la voie de Bjergsen, il est présent partout sur la carte, n'hésitant pas à lancer de temps en temps un Coup de bidon au profit de Marcus « Dyrus » Hill sur la voie du haut. De plus, il est d'une remarquable précision dans les combats d'équipes, entrant dans la mêlée quand il le doit et protégeant ses carrys quand ils sont en danger.

Mais la responsabilité de cette protection ne pèse pas que sur ses épaules. Jan-Sik « Lustboy » Ham surveille aussi les arrières de ses camarades.
 

Un support aux dents longues


Si vous pensez que Janna est un champion tranquille et insipide, vous ne l'avez jamais vue jouée par Lustboy. Il n'a pas peur de tenter des coups de génie, utilisant Saut éclair pour se propulser au cœur du danger afin de sauver ses carrys ou de permettre un massacre. Il est même prêt à se jeter sur le grappin de Blitzcrank pour sauver son midlaner, comme lors de la semaine 5, dans l'affrontement entre TSM et Team Coast. Les deux éliminations qui suivirent ne furent que la cerise sur le gâteau.
 

 
Nul n'ignore en Amérique du Nord ses prouesses avec ce champion, qui devient souvent l'objet d'un bannissement. De fait, Janna a été bannie dans trois des quatre parties contre Cloud9 lors de la finale des LCS NA.

Mais Lustboy n'a pas la météo pour seule spécialité. Son Thresh fut une sérieuse menace tout au long de la saison régulière et des play-offs. N'oublions pas non plus ses quelques parties extrêmement agressives avec Annie et Leona. Bien plus, récemment, il a même cédé aux sirènes de Kennen support, avec un succès certain.

Au MSI, les équipes devront faire attention à l'extraordinaire talent de Lustboy en matière de désengagement. Il est passé maître dans l'art de contrer seul les compos basées sur le tower dive, et les équipes désireuses de foncer sur les lignes arrière de TSM feraient bien de s'en souvenir au moment d'effectuer leurs bannissements.
Et avec tout cela, nous n'avons même pas encore pris en compte Lulu, un champion dont il est l'un des plus grands maîtres au monde. Entre ses mains, elle est toujours un danger, il sera donc judicieux de lui interdire ce choix. De plus, face à TSM, c'est un bannissement qui fait d'une pierre deux coups.
 

Le vétéran de la voie du haut


Oui, bannir Lulu, c'est également préjudiciable à Dyrus, sur la voie du haut. Ce joueur, au fil des récentes saisons, a de plus en plus souvent assumé un rôle de quasi support ; le farming sans danger et les faibles impératifs en PO de la Sorcière féérique en font un excellent choix sur la voie du haut dans la meta 2 contre 1. Dyrus peut succomber souvent si l'équipe adverse décide de le camper à tours de bras, mais il parvient toujours à farmer suffisamment avec Lulu pour jouer un rôle déterminant dans les combats d'équipes.

Il n'a pas peur non plus de sortir de gros tanks. Son Maokai a fait ses preuves lors des combats d'équipes, et, avec Sion, il est très capable d'encaisser des dérouillées tout en faisant très mal à ses adversaires les moins costauds. Dyrus n'est pas réputé pour être un toplaner carry, mais chez TSM ce n'est pas une nécessité. Il lui suffit de protéger ses coéquipiers qui infligent les dégâts et de semer le chaos sur les lignes arrière de ses adversaires. S'il y parvient, il peut compter sur ses coéquipiers pour achever les ennemis comme il convient.
 

Le carry support


Jason « WildTurtle » Tran est l'archétype du joueur d'équipe. Chez TSM, qui a toujours porté toute son attention sur la voie du milieu, le carry AD est capable d'infliger des dégâts constants tout en restant à l'abri du danger.

TSM a réussi un 6-0 avec Turtle jouant Sivir pendant la saison régulière, profitant des buffs de vitesse d'En chasse pour se créer de belles occasions de combats d'équipes. Ce choix de Sivir est sans doute la plus grosse menace que peut représenter le carry AD. Tout ce qui permet aux joueurs de TSM de faire ce qu'ils veulent est dangereux, la plupart de leurs victoires ayant été obtenues dans les parties dont ils fixaient le rythme.

Le problème est que la menace de son hypercarry Jinx plane aussi toujours sur les parties, surtout si l'on considère les performances de WildTurtle en fin de saison. Son jeu est un vrai danger, surtout avec des joueurs défensifs comme Lustboy, Santorin et Dyrus rôdant sur la carte. S'il a assez de temps pour infliger tous les dégâts dont il est capable, WildTurtle peut sortir TSM de situations difficiles. C'est lui qui a obtenu le seul quintuplé des LCS NA au cours de ce segment, ne l'oublions pas.

Les choix et les bannissements pour l'équipe qui affronte Turtle sont encore compliqués par le fait que TSM est l'une des rares équipes occidentales capables de maîtriser la combinaison Kalista/Kennen, ce qui signifie que laisser ces deux champions à TSM est toujours un risque. Même si on ôte à Turtle ses champions préférés, son style très collaboratif peut tout de même s'exprimer brillamment.

C'est ce jeu d'équipe qui fait de TSM une équipe redoutable. Elle a prouvé qu'elle pouvait jouer dans des styles très variés, la phase des choix et des bannissements consistera donc pour ses adversaires à contrer les compositions plus que les joueurs individuels. Si les ennemis parviennent à subodorer ce que les TSM ont derrière la tête, il leur sera plus facile de leur couper l'herbe sous le pied en leur fauchant leurs choix de prédilection.


Amendair - 2015-05-03 15:08:58

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