Fnatic, réelle menace pour les coréens et chinois du MSI ?

Fnatic, réelle menace pour les coréens et chinois du MSI ?
Fnatic a gagné les playoffs du printemps européens ! Ce sera donc l'équipe européenne qui sera, encore une fois, présente pour nous représenter !

Choix et bans : le caméléon Fnatic au MSI (Source)

Fnatic est avant tout une équipe qui s'adapte. On s'attendait à ce qu'elle présente une période de faiblesse au début du segment de printemps, après le remplacement de quatre vétérans par des joueurs encore novices. Le seul ancien encore présent, Bora « YellOwStaR » Kim, avait de quoi s'occuper ! Mais grâce à des changements intelligents dans le style de jeu et une capacité à s'adapter rapidement à la meta, l'équipe a grimpé de façon spectaculaire jusqu'à la finale du segment printanier des LCS EU, avant d'éliminer les Unicorns of Love et d'emporter le titre.

Les Fnatic se dirigent maintenant vers Tallahassee pour affronter les meilleures équipes du monde au Mid-Season Invitational. Et avec cinq joueurs maîtrisant un vaste éventail de champions, ils sont difficiles à gêner pendant la phase de choix et de bannissements.

L'invincible YellOwStaR


Le segment de printemps 2015 a prouvé que le support de Fnatic, YellOwStaR, pouvait transformer n'importe quel groupe en une équipe de champions européens. Confronté au défi consistant à prendre la tête de quatre nouveaux joueurs, après le départ de vedettes comme Enrique « xPeke » Cedeño et Martin « Rekkles » Larsson, il a relevé le gant avec un remarquable brio.

Ce qui fait de YellOwStar un joueur à part, c'est sa polyvalence. Vétéran aguerri des LCS, il a joué dans toutes les conditions possibles et avec les joueurs les plus variés. Il est capable de jouer à tout moment un champion d'engagement, un protecteur et tous les rôles intermédiaires. Quoi qu'exige la composition de son équipe, il peut le faire.

Morale de l'histoire : YellOwStaR paraît inébranlable. Le chef et stratège de Fnatic est extrêmement difficile à déstabiliser, concentrer les bannissements contre lui risque donc fort de s'avérer sans effet. Et puis, en tout état de cause, il peut toujours revenir à sa chère Leona...
 

Un cavalier émérite


Parmi les règles de base quand vous jouez contre Fnatic : ne jamais laisser, sur la voie du haut, Seung-Hoon « Huni » Heo jouer Hecarim. En fait, les équipes redoutent tellement ses charges que, durant les play-offs européens, il n'a réussi à le choisir qu'une fois en neuf parties. Efficace avec ce champion dans la phase de laning et imposant une pression infernale avec ses ganks à base de Doux foyer/Téléportation, il a su carry quelques parties à lui seul. Et cela s'est vu au cours de la saison régulière ; les deux parties qu'il a jouées avec Hecarim lui ont rapporté un KDA de 14,5, ce qui a valu à Hecarim un bannissement quasi-permanent.

Cela dit, le petit nouveau du segment printanier des LCS EU 2015 n'est pas seulement efficace quand il joue l'Ombre de la guerre. Les joueurs de H2K le craignaient tant au cours de la demi-finale qu'ils se sont ligués contre lui, excluant Shyvana, Rumble et Hecarim dans les cinq parties afin de le neutraliser. Privé de ses trois champions les plus dangereux, il a tenté un Lee Sin Châtiment/Téléportation extrêmement inégal, puis un Vladimir nettement plus puissant, prouvant que son éventail de champions était assez vaste pour survivre à des bannissements en série.

Huni monopolisant les enjeux de la phase de sélection, on peut se demander, parmi les quelques bannissements non-Huni qui restent aux équipes adverses, lesquels auront le plus d'efficacité.
 

Gare à l'assassin


Le seul joueur de Fnatic à avoir suscité presque autant de bannissements que Huni est Fabian « Febiven » Diepstraten, et ce, non sans raison. Ses LeBlanc et Zed sont souvent des terreurs, s'abattant n'importe où sur des cibles fragiles qui ne les voient pas venir, avant de mener un split push dévastateur.

De nombreuses équipes ont notamment tenté de le priver de son Zed, qui fournit aux Fnatic une forte pression sur la carte et une belle présence dans les combats d'équipes. Ses assassins ont un impact incroyable, rien d'étonnant à ce que la phase de bannissement leur accorde la plus grande attention.

Le problème pour ses adversaires, comme dans le cas de YellOwStar, est que Febiven est à peu près capable de jouer n'importe qui. Certes, les assassins sont sa guilde de prédilection, mais on a vu son Xerath finir la saison régulière sur un fantastique KDA de 44 en trois parties, sans compter ses excellentes prestations avec Lissandra et Ezreal.

La seule question qui demeure est de savoir comment il réagira à la méta « tank » actuelle. Il a abordé un peu la question pendant les play-offs des LCS EU, mais l'Europe ne s'est pas encore jetée dans la mode des divisions blindées avec autant d'enthousiasme que beaucoup d'autres régions. Ses assassins seront sûrement moins redoutables pour des équipes comptant plusieurs tanks dans leurs rangs, il reste donc à voir s'il saura s'adapter suffisamment pour compter au sein de la tendance actuelle.
 

La jungle est sa maison


Si vous refusez Hecarim à Huni, il faut aussi éloigner Yeu-Jin « Reignover » de Rek'Sai. Avec un score de 3-1 et un KDA de 10,4 pendant les play-offs, c'est le champion qui l'a conduit jusqu'à la méta Titan cendré après une saison régulière où son Rengar n'a pas manqué de faire des ravages chez l'ennemi. Voilà un joueur qui aime les junglers agressifs et prompts au gank en début de partie, ce qui convient parfaitement au goût de Fnatic pour les escarmouches.

Reignover a un vrai talent pour dénicher les combats qui mettront son équipe en position de gagner et donc de prendre l'avantage de bonne heure. Au cours des play-offs, son utilisation du Rush du Néant de Rek'Sai pour provoquer ces rixes s'est montrée presque parfaite.

Sa maîtrise de la Traqueuse du Néant ne signifie nullement qu'il n'a qu'un atout dans sa manche. Pendant les play-offs, il s'est montré extrêmement fiable avec Gragas et très convaincant avec Nunu. Il a démontré une véritable aptitude à remporter des combats d'équipes avec de colossaux ultimes à effet de zone, et il n'y a pas de raison qu'il s'en prive à Tallahassee. Non seulement les adversaires devront envisager de le priver de ses meilleurs champions, mais encore s'assurer à tout moment de sa position...
 

Carry dantesque


Nous savons à quoi nous attendre de la part de Pierre « Steeelback » Medjaldi. Ce n'est pas le meilleur joueur du monde durant la phase de laning, mais il a deux ou trois atouts dans son jeu et, lorsqu'un combat commence, vous pouvez vous attendre à le voir surgir. Pendant la saison régulière, il s'est montré très impressionnant avec un jeu plutôt orienté vers les carrys AD à fort burst en milieu de partie, mais il semble choisir de plus en plus souvent des hypercarrys (dont Jinx) pour suivre la méta actuelle.

Steeelback ne fait pas dans le jeu spectaculaire et flamboyant, mais vous pouvez vous attendre à ce qu'il se positionne toujours correctement et inflige constamment des dégâts. En conséquence, il n'est peut-être pas nécessaire de se concentrer sur lui pendant la phase de bannissement, car il n'a pas autant d'impact sur les parties de Fnatic que les autres joueurs. Comme beaucoup de ses camarades de Fnatic, son éventail de champions est très large, mais au contraire de Huni, Febiven ou Reignover, ce n'est pas forcément chez lui qu'il faut chercher à contrer cette versatilité.

Vu le nombre de champions que Fnatic a fait briller au cours des LCS, il va être de plus en plus difficile de les contrer pendant la phase des choix et des bannissements. C'est bel et bien sur la Faille qu'il va falloir les battre.


Amendair - 2015-05-01 17:25:00

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